Jean-Pierre Desfosse était monteur de films, script et figurant. Tirant toute sa vie le diable par la queue et ayant fini par le rencontrer, il a un jour dû faire un tour par la case prison de la Santé et ce ne fut pas qu’une promenade.

Né le 12 juin 1941 à Paris (4ème arrondissement), d’une mère infirmière à l’hôpital Bichat et de père inconnu, il est mort le 25 janvier 1985 foudroyé dans une rue de Paris par une rupture d’anévrisme. 
En 2021, il aurait donc eu 80 ans.

Pour cet anniversaire et après un long travail de fourmi détective, j’ai pu lui rendre l’hommage que je souhaitais grâce à la présence sur ma route d’un webmaster providentiel. Auteur de nombreux opéras pour chœurs dont il assure régulièrement la mise en scène, réalisateur de documentaires, de longs et courts métrages, Gaël Lépingle est un passionné du 7ème art. Il y a quelques années, il découvre l’œuvre de Guy Gilles dont le générique de nombreux films indique clairement que Jean-Pierre Desfosse a longtemps été le monteur attitré de ses réalisations. Gaël ayant fait de la renaissance et de la reconnaissance de ce cinéaste, ignoré en son temps, une mission qu’il a formidablement accomplie, il a aussi, du même coup, rendu à mon parrain toute la place qu’il méritait.

L’œuvre et la démarche de Gaël Lépingle, comme celles de Guy Gilles, trouvent naturellement leur place à l’intérieur de ces pages porteuses de liens… D’ailleurs, “je croyais que la vie était un poème“.

Y’a pas de procès, y’a pas de prison

Celui qui boit a ses raisons

Car boire tu sais ça laisse pas d’traces

Y’a pas de marques qu’on efface

Celui qui boit a ses raisons

Y’a pas de procès y’a pas de prison

© JP Desfosse in “Lettre Morte”